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Pour mener à bien les différents types d'études qu'il réalise, le pôle scientifique met en oeuvre et développe des outils et des méthodes. Après avoir introduit les inventaires, qui sont au coeur des outils employés par le pôle scientifique, nous présenterons quelques exemples de travaux réalisés grâce aux diverses méthodes...
◊ Les inventaires hydrobiologiques demeurent au coeur des compétences du pôle scientifique. La MRE se démarque par une forte expérience concernant deux domaines majeurs de l'écosystème aquatique, à savoir les invertébrés benthiques et les poissons.
♦ les invertébrés benthiques : riches en information sur le milieu où ils vivent, ils permettent de mesurer la qualité d'un cours d'eau par l'intermédiaire de l'indice IBGN normalisé par l'AFNOR en 1993. Cet indice calcule une note sur vingt qui va permettre d'évaluer l'évolution spatio-temporelle de la qualité. Depuis 2007, la méthodologie de prélèvement est européenne (Circulaire DCE 2007/22), le niveau de détermination est plus poussé (niveau générique), permettant un gain d'information au niveau écologique.
Le pôle études de la Maison de l'Eau dispose par ailleurs de fortes compétences dans la détermination des stades adultes ailés des invertébrés, ce qui lui permet la détermination au niveau spécifique.
Zoom sur les invertébrés aquatiques : plaquette d'information en pdf.
♦ les poissons : réalisés par pêche électrique ou au filet, les inventaires piscicoles s'inscrivent dans plusieurs cadres : la connaissance des peuplements piscicoles et de l'évolution des populations et l'analyse de bioaccumulation (pesticides, métaux lourds,...).
◊ Quelques travaux réalisés grâce aux méthodes développées par le pôle scientifique :

♦ Mesures de débits (jaugeage au courantomètre ou par dilution NaCl)
2 techniques pour 2 types de cours d'eau distincts :
- le courantomètre pour les rivières à débit relativement élevé
- le jaugeage par dilution pour les torrents de montagne à débit plus faible et à écoulement trop turbulent
Objectifs :
- connaître le débit des cours d'eau en un lieu et moment donnés (ex. débit d'étiage)
- jaugeage d'un cours d'eau naturel : étude des infiltrations, des apports d'eaux souterraines ou des affluents
- jaugeage d'un cours d'eau influencé : études des impacts des prélèvements en eau (hydroélectricité, agriculture, industrie, eau potable,...)

♦ Analyse des matières en suspension
La mesure des matières en suspension dans l'eau (MES) est couramment utilisée. Ces matières, organiques ou minérales, peuvent à elles seules rendre impossible la consommation d'eau. Les concentrations en MES sont différentes selon la géologie des terrains traversés, l'hydrologie et la nature des apports dans une rivière.
La MRE applique la norme NF EN 872 (étuvage, pesée, filtration).
♦ Microhabitats
Les différentes méthodes dites de microhabitats permettent à partir de données hydrauliques (vitesse de courant) et topographiques (hauteurs d'eau, largeurs de cours d'eau, substrat,...) prises sur le terrain de modéliser l'habitat physique des poissons. Il est ainsi possible de suivre l'évolution de la capacité d'accueil d'un tronçon de cours d'eau en fonction des variations de débit. Ces méthodes sont particulièrement adaptées pour l'étude des débits réservés en aval des aménagements hydro électriques.
On utilise pour la modélisation et le suivi le logiciel EVHA qui permet l'évaluation de la capacité d'accueil biologique d'un cours d'eau.
Des études de ce type ont ainsi été réalisées sur l'Argens, la Durance ou la Timée par exemple.

♦ Cartographie
Le système d'information géographique (ou cartographie) est un outil de gestion largement utilisé dans les études environnementales. Il permet de relier une information concernant un objet ou un phénomène quelqconque à sa localisation sur la surface terrestre, décrite dans un système de références unique.
Il s'agit d'un outil très utilisé dans les études de la MRE.
♦ Analyse statistique
Les outils statistiques les plus simples comme les plus récents sont utilisés par les chercheurs pour traiter les listes faunistiques, les mesures de température, les analyses physico chimiques. Ces données, souvent nombreuses quand elles concernent certains prélèvements d'invertébrés, peuvent faire l'objet d'une analyse multivariée (synthétisant l'information issue de plusieurs variables) qui facilite grandement la lecture et l'interprétation des résultats.

♦ Reconnaissance
Il s'agit en fait de l'inventaire des différents faciès d'un tronçon donné, compte tenu de la profondeur, de la vitesse du courant, de la largeur et du type de substrat. Toutes ces informations donnent une idée de l'hydrodynamisme, de la puissance, de la capacité d'accueil biologique,... du cours d'eau en question.

♦ Echosondage ou diagnose de plan d'eau
Dans les eaux stagnantes, les méthodes dévaluation de la qualité de l'eau sont différentes de celles utilisées dans les eaux courantes. Dans les plans d'eau, différentes techniques sont utilisées : prélèvements de zooplanctons, de phytoplanctons, étude des invertébrés benthiques et des marcophytes, études des sédiments, analyses d'eau,...
L'échosondage est réalisé dans le but de mesurer la profondeur du plan d'eau ou de quantifier l'envasement.
Vous êtes intéressés par les études que nous réalisons et souhaiteriez en savoir plus ? Contactez nous !
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